Article L122-4
"Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque."
Article L335-2
"Toute édition d'écrits, de composition musicale, de dessin, de peinture ou de toute autre production, imprimée ou gravée en entier ou en partie, au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété des auteurs, est une contrefaçon ; et toute contrefaçon est un délit. La contrefaçon en France d'ouvrages publiés en France ou à l'étranger est punie de deux ans d'emprisonnement et de 150 000 d'amende."
Article L335-3
"Est également un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi."
Peau de chagrin
)
He's scared in case I want it all
He's scared 'cause I want...
All in all the clock is slow
Six colour pictures all in a row
Of a marigold
Dans la chaleur d'une nuit froideoù le rêve s'éteint, à l'abri des intempéries nocturnes, les étoiles frémissent entre les feuilles naissantes du printemps. Un espace doux où le monde endormi s'éveille à peine, au matin d'une blancheur aspirine dans un océan de chagrin. Ma peau s'illumine au contact de l'eau comme une caresse d'albumine, un verre de lait satin dans un palais somptueux, faute de mieux, faute de rien à se mettre sous la dent. J'aimerais mieux mourir demain lorsque le soleil sera au rendez-vous, j'y verrais mon sourire effacer le dégoût et rirais des larmes d'encres assassines, en guise de balance à l'ennui dans une atmosphère stérile. J'égratigne à la pointe de mon couteau sur la toile ou la planche à dessein d'impressions, des visages puis des décors christallins en surimpression, une gorge serrée tel un glouatre, un trop plein d'une valise au milieu de nulle part en plein centre ville, un départ avorté, une rencontre fortuite, des allées et venues, une trousse de secours dans une poche percée. Et des étoiles de neiges sur un sapin dénudé tombent dans la nuit d'une lune absente, à qui j'ai tant parlé. Le jour se lève encore lorsque je n'ai plus rien à dire, il grouille dehors une vie répétive, bruyante et sourde. Mon existence en filigramme survole la rosée sur les feuilles vertes, à peines ouvertes au vent, entre mes doigts il défile vers un ailleurs où rien ne reste immobile, emportant le sable avec lui, ses couleurs, ses châteaux, l'ombre d'un parasol solitaire, l'écume d'un naufrage.