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Écriture et témoignage


Lettre ouverte à Luc Frémiot

Publié par Solange

Article L122-4  
 
"Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque."  
 
Article L335-2  
 
"Toute édition d'écrits, de composition musicale, de dessin, de peinture ou de toute autre production, imprimée ou gravée en entier ou en partie, au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété des auteurs, est une contrefaçon ; et toute contrefaçon est un délit. La contrefaçon en France d'ouvrages publiés en France ou à l'étranger est punie de deux ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende."  
 
Article L335-3  
 
"Est également un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi."

Monsieur,

Votre nom apparaît sur la toile comme étant celui de l'auteur d'un réquisitoire.

Le réquisitoire cité en tout ou en partie le voici :

« Ce procès vous dépasse parce que derrière vous, il y a toutes ces femmes qui vivent la même chose que vous. Qui guettent les ombres de la nuit, le bruit des pas qui leur fait comprendre que c’est l’heure où le danger rentre à la maison. Les enfants qui filent dans la chambre et la mère qui va dans la cuisine, qui fait comme si tout était normal et qui sait que tout à l’heure, la violence explosera. »

« Mon devoir est de rappeler que l’on n’a pas le droit de tuer. Mais je ne peux pas parler de ce geste homicide sans évoquer ces mots des enfants : ‘Papa est mort, on ne sera plus frappés’. ‘Papa, il était méchant’. ‘Avec nous, il se comportait mal, mais c’était rien comparé à ce qu’il faisait à maman’. On n’a pas le droit de tuer, mais on n’a pas le droit de violer non plus. D’emprisonner une femme et des enfants dans un caveau de souffrances et de douleur.

Je sais la question que vous vous posez. ‘Mais pourquoi Alexandra Guillemin n’est-elle pas partie avec ses enfants sous le bras ?’ Cette question est celle d’hommes et de femmes de l’extérieur, qui regardent une situation qu’ils ne comprennent pas et qui se disent: ‘Mais moi, je serais parti !’ En êtes-vous si sûr ? Ce que vivent ces femmes, ce qu’a vécu Alexandra Guillemin, c’est la terreur, l’angoisse, le pouvoir de quelqu’un qui vous coupe le souffle, vous enlève tout courage. C’est sortir faire les courses pendant cinq minutes, parce que celui qui vous envoie a calculé exactement le temps qu’il vous faut pour aller lui acheter ses bouteilles de bière. Et c’est à cette femme-là que l’on voudrait demander pourquoi elle est restée ? Mais c’est la guerre que vous avez vécue, madame, la guerre dans votre corps, dans votre cœur. Et vous, les jurés, vous ne pouvez pas la juger sans savoir les blessures béantes qu’elle a en elle. »

Une femme, une mère plus précisément est libre après avoir tué le père de ses enfants.

Légitime défense ? Pourquoi pas ! Et après ?

Faut-il que je tue quelqu'un pour avoir justice ?

Mon vécue ne m'a pas permis d'être mère, je n'ai pas d'enfants comme témoins !

Une mère dans la croyance populaire est une madone, la madone de l'humanité, à tel point que son humanité n'entend pas me reconnaître en temps qu'être humain !

La justice est une affaire de dominants, dominés et de gros sous.

Et je suis pauvre, mon vécue ne m'a pas permis de faire carrière.

Quel serait donc votre réquisitoire Monsieur Luc Frémiot, si tant est que j'existe encore, que ma vie vous intéresse pour en faire un dossier défendable ?

Honnêtement, je reconnais que vous n'y êtes  pour rien concernant mon vécu.

Mais ma vie est-elle défendable ? Vous n'avez pas les épaules assez large !

Vous, mais ce n'est pas seulement vous en particulier, mais toutes celles et ceux qui ne font rien en ce sens !

 

Je n'ai pas l'illusion d'être reconnue un jour par la justice humaine.

Vous n'êtes pas sur mon chemin de vie.

Vous en avez sauvé une, autour de vous c'est une hécatombe.

Votre réquisitoire ? Je le réécrirais cent fois et cent fois mieux !

Votre faiblesse est votre manque d'expérience sur le terrain.

J'ai 40 ans de combat et vous n'êtes rien !

Cela vous effleure t-il ? Vous gaussez vous ?

De ce rien que je refuse et auquel on me condamne depuis 40 ans.

Qu'en faites-vous ? Une condamnation à perpétuité ?

Je suis tombée cent fois et je me suis relevée cent fois et vous n'étiez pas là !

C'est donc que je n'ai besoin de personne n'est-ce pas ?

 

Cette lettre qui vous est adressée est injuste, elle est celui de la colère et de la frustration.

 

Comme moi pour vous, je ne vous suis pas indispensable !

Le message de mes contemporains je l'entend très bien : vous n'existez pas !

Vous et moi n'existons pas dans cette réalité virtuelle qu'est la justice, la justice étant une parodie de la médiocrité humaine, une imposture.

Préservez-vous de toute vanité et de toute condescendance à mon égard (pourriez-vous dire à votre tour) vous n'avez pas la carrure de m'affronter sur le terrain de la défense, mon seul avocat c'est moi.

Le déni de l'identité humaine étant un crime contre l'humanité, je ne dois rien à la société.

Ce procès vous dépasse parce que tout autour de vous une minorité s'efface, gommée par les préjugés et l'incompétence des humains à ouvrir les yeux, à réfléchir et à retenir les leçons de l'Histoire.

Se battre comme écrire et respirer est dans un seul et unique but : vous tendre le bâton, non pas pour vous battre mais, pour vous relever, serais-je donc la seule sur terre à en avoir l'audace ?

Ces mots sont aux oublié(e)s comme moi, qui le sont pour le coup déjà moins et auxquels je pense.

Oui, âmes errantes dans la nuit parfois vous éloignant des turpitudes du jour, solitaires qui n'avez que vous sur qui compter, vous qui mourez chaque jour dans les cours d'école, des lycées..., qui traversez la ville discrètement sans bruit, sans vagues, recherchant l'espace, le silence et la splendeur des étoiles dans le ciel, la grandeur d'âme et un souffle desespérement nouveau, dans un sens salvateur, pour repartir du bon pied....pour que vos pas soient plus assurés et vos semelles moins usées, pour vivre loin du poids de la culpabilité et de la médiocrité du monde dans lequel votre esprit tente de ne pas s'y aliéner, cherchant un toit vous couvant comme un nid douillé en hommage à votre douceur, votre sensibilité cachés sous des montagnes d'hiver auquel vous condamne l'effroi, la tristesse par manque de chaleur humaine. Vous encore lisant, créant pour échapper aux murs d'injures et d'incompréhension dans lesquels les Hommes veulent vous enfermer, vous qui avez la curiosité constructive et le goût de l'aventure, le petit Prince est mort. Vous le savez.

Le danger lui, continue d'exister comme une effroyable rafale de vent emportant d'autres âmes sur son passage, dessinant l'impuissance comme une traînée de poudre. Vous âmes résistantes les deux pieds sur terre vous poursuivez la lumière, dans ces ténèbres où vous seuls êtes le maître à bord d'un navire que l'on veut faire échouer, pour s'emparer d'un trésor dont personne n'a la clé, le coffre fort est bien gardé, votre conscience est échaudée, votre cœur éprouvé, votre devoir, votre honneur, votre combat sont saints et saufs...conscients qu'aucune justice ne vous est adressée...vous êtes les soldats d'une guerre que vous n'avez pas commencé...et dont vous devez endossé bien malgré vous le poids de l'adversité...votre objectif étant la libération et la paix avant la mort, avant la porte de sortie définitive. Oui, vous payez pour un crime que vous n'avez pas commis, celui d'exister, celui de survivre pendant que le reste du monde s'amuse et vous oublie, vous payez le prix du mépris à la vie, le prix de l'indifférence. Vous détenez la plus haute responsabilité, le plus grand pouvoir, celui de porter à nu la flamme du conquérant sans tomber dans les abîmes, ni verser de sang. Vous êtes pour les uns des légendes urbaines, pour d'autres des héros d'un autre temps. D'un autre âge vos épaules sont courbées, vos cheveux sont blancs, votre langage acéré et doux comme la lame d'une plume en plein vol ou au repos. Votre sommeil rarement léger, l'ombre de la mort guettant, vous rappel sans cesse à la vigilance du présent. Vous n'avez ni porte-drapeau, ni porte-parole, d'ailleurs votre fierté en prendrait un coup, car la vôtre de parole est celle de la loyauté.

Que pensez vous Luc Frémiot du Misanthrope de Molière ?

Il n'est pas un monstre, il est en guerre, il tient à son repos et à la pureté de son âme.

Je suis née les bras ouvert englobant le monde, je suis réduite à un clapier de béton et au silence.

Les commérages traversant les couloirs du temps sans originalité aucune, répètent comme sur un gramophone un disque rayé qui ne tourne plus rond, que l'être que je suis est un égoïste.

Pouvez-vous, vous même, faire taire l'ignorance ?

Pouvez-vous expliquer à ses autres âmes en peine, sans nul besoin d'un sonotone même peinent à entendre, souvent riches de papiers, cumulant des richesses matérielles dans un monde d'étiquettes gonflant leur égo, oui, pouvez-vous leur expliquer la différence ?

Pouvez-vous leur faire entendre le son, la résonance d'une autre existence ?

Quel serez votre réquisitoire Monsieur Luc Frémiot sans les mots qui sont les miens, vous rappelant à l'ordre d'une certaine manière, pour ne pas oublier qu'il n'y a pas que les mères qui ont droit au respect (le même qui leur ait accordé je l'exige) et au même droit de VIVRE sur terre.

La bêtise sème la terreur, le saviez-vous ?

Même en lettre capitale, l'ignominie règne, les métropoles manquent d'oxygène.

Je suis le peintre d'heures infertiles, l'écrivain-explorateur de ma destinée, le magicien de l'amour sans prince charmant ni haut-de-forme faisant apparaître un costume élégant pour me présenter...

Mon œuvre est inachevée, mon souffle là ou ailleurs où mon réquisitoire n'est pas encore commencé, distille à qui mieux mieux et souhaite l'entendre une réalité, une vérité.

Être humain du 21e Siècle. je suis ici Solange, un ange dont vous entendez à peine les épreuves traversées, dont vous caressez à peine la dignité, la volonté de vivre, la rage de vaincre.

Lorsque la main n'est pas tendue, le poing est fermé, lorsque le sourire est tu, le front est levé, lorsque le cœur pleure, lorsque la plaie saigne, le silence est rompu, la fierté règne, l'honneur est défendu.

Plutôt la mort que la soumission.

Alexandra je vous ai entendue

Entendez-vous ses voix au loin qui s'élèvent ?

Celles de nos prédécesseurs, celles de nos successeurs,

sur le chemin de la terre ferme où se livre le combat.

La victoire est au bout du chemin....

enfants de l'infortune

elle vous tend les bras

Que le bonheur vous soit accordé loin de la miséricorde de vos ainés.

Le temps m'a permis de grandir et si je ne suis toujours pas aimé, ni entendue, je panse mes plaies en pensant à l'enfant que j'étais qui jusqu'à son dernier souffle est en devenir.

Rien n'est jamais perdu d'avance.

Parce que je n'abandonne pas qui je suis et d'où je viens,

je suis un adulte, un futur déterminé.

Journal d'un combattant, d'un résistant du 21e siècle.

Solange

PS : Solange est un pseudo.

PS : L.V, je ne saurais dire qui vous êtes, car l'homme que vous êtes devenu n'est pas celui que j'ai connu. Celui que j'ai connu est définitivement mort à mes yeux, et celui que vous êtes aujourd'hui n'est autre que votre propre père, il n'y plus aucune différence désormais. Chaque fois que vous êtes violent verbalement et physiquement c'est lui qui s'exprime, c'est lui qui gagne ! Votre père n'a pas été dénoncé de son vivant, mais vous vous devez être en prison et ce à cause des délits et crimes que vous avez commis et aussi au nom de toutes les victimes et de la sécurité des autres citoyennes Grecques et étrangères ! Au nom des Droits Humains.

 

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