Me sauver dans ma jeunesse s'envisageait par la queue d'un mec.
Pas d'écarter les cuisses et de baiser, non, mais de prendre le pouvoir !
On m'avait tué par la queue d'un mec et la queue d'un mec me sauverais, c'est con !
Je n'y arrive toujours pas, c'est que je ne rencontre pas la bonne personne !
Prendre le pouvoir par les armes c'était une autre issue. Cela à avoir avec NAM, les soldats, la guerre, c'est une guerre que de se reconquérir, se redonner la vie, celle qu'on vous à volée, c'est un territoire sa dignité !
Et porter une arme s'envisageait comme dans Platoon ou Full Metal Jacket, c'est-à-dire comme étant une arme à chérir comme sa(son) petit(e) ami(e). Cela me choquait cette comparaison avec un objet et j'en comprenais en même temps le sentiment. J'aimerais en porter une pour me protéger, me sentir plus forte et tirer dans le tas si je dois être agressée.
La seule victoire sera un livre je pense, la seule qui soit assurée par ma propre personne sans m'aider d'une autre. La plus indépendante qui soit, celle qui donne le plus de fierté, le plus d'assurance et de force.
C'est comme ce que j'écrivais : "s'en sortir, un livre ou un un livre et s'en sortir" ...un homme, un livre ou un livre puis un homme".
Si rien ne se passe, je suis condamnée à l'enfer. Je resterais coincée entre un passé et un présent inutile. Ne pas être utile à soi est horrible, mais se battre pour être vivante est utile. Je n'en vois pas le bout ! Pas un moment de répit heureux avec quelqu'un à mes côtés. Pas un moment où je peux tourner la page, sauf quand j'écris des poèmes, ou des petites histoires et des débuts de romans. Là je m'évade. C'est pourquoi je veux partager des histoires, donner du rêve.
