Je renonce à mes rêves comme on fait l'amour à personne dans ce désert ténébreux où le soleil se couche à l'Aurore.
Le solitaire est un diamant éteint.
Il surplombe l'Océan infini où se meurent les jours et leurs complaintes.
D'ores et déjà le temps efface les traces de vie imperceptible, au loin.
Je continue à écrire parce que il n'y a que comme ça que j'existe, le reste importe peu, le reste ne porte pas à conséquence, le reste n'existe pas.
Jamais vous ne répondrez je le sais, j'écris dans le vide, un vide plein de moi, je n'ai que des lettres, des syllabes à donner.
J'écris ici parce qu'ailleurs il n'y a rien à dire. Rien ne m'inspire plus que le votre de silence au fond, votre absence...
Écrire directement à quelqu'un même d'absent, est une urgence, c'est vivant. Écrire dans le vif, comme sur des bouts de papiers dans une poche trouée.
Quand quelqu'un se noie il se débat et il a beau voir le rivage et la luminosité dans l'eau trouble, rien ne dit qu'il s'y accrochera...quand je vous ais perdu, j'ai perdu un ami.
Je continu à vous écrire en espérant ne jamais vous revoir et en crevant de ne pas avoir bien fait.
Je m'en veux d'avoir tout fait foirer. Je vous ais déçu mais, moi encore plus.